L’Abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie
est apparue au moment où la
comtesse Richilde gouvernait le comté
de Hainaut (1081). Des moines de
l’abbaye de la Saulve-Majeure
(« Silva-major » ou Grand-Bois, dans
les environs de Bordeaux) ont
parcouru près de 900 kms pour
constituer le premier noyau de la communauté.
C’est l’abbaye qui a donné à la vallée de l’Obrecheuil une bonne part de sa physionomie actuelle, domptant les eaux (moulins, viviers, …), ouvrant des carrières, perçant des clairières et installant la plupart des grandes censes qui constellent toujours le paysage en ce début du 21ème siècle (Hubertfossé, Thieudonsart, les Wartons, la cour des Dames, Widewance).
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Puis, un jour, elle s’est plus spécialement consacrée à la vie spirituelle. Les abbés y ont accumulé les manuscrits et les premiers livres imprimés. Ils ont édifié autour de l’abbaye un mur d’enceinte qui a donné naissance à l’enclos. Bientôt, au début du 17ème siècle, les moines entreprirent la construction d’une nouvelle abbatiale. |
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Vint la Révolution. La communauté fut dispersée. Un homme d’affaires français, Léopard Tiberghien, installa une filature de coton dans les bâtiments tout neufs alors, de la ci-devant abbaye. Plus de deux mille ouvriers, surtout des enfants et des ouvrières en fait, y travaillaient peu avant 1815. La filature ne ferma ses portes qu’en 1957. Les Pères des Missions de Scheut se portèrent alors acquéreurs du bien. Ils y installèrent un grand centre de retraite.
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En 1978, une coopérative acheta le site. Ainsi est né l’habitat groupé de l’abbaye de Saint-Denis. Une expérience unique! En 1982, l’asbl des « Amis de l’Abbaye de Saint-Denis » fut mise sur pied pour gérer la vie culturelle du site et remettre en valeur l’important patrimoine monumental, culturel et naturel que constituent l’abbaye et le site superbe qui lui sert d’écrin. |
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